
Table des matières:
- Distribution des ressources dans une économie dirigée
- Depuis l'époque d'Adam Smith, les économistes et les personnalités publiques ont débattu du problème de la surproduction (et de la sous-consommation, son corollaire). Ces questions ont été en grande partie résolues par l'économiste Jean-Baptiste Say du XIXe siècle, qui a démontré que la surproduction générale est impossible lorsqu'un mécanisme de prix existe.
- Il est possible d'éradiquer le chômage en donnant à chacun une pelle et en lui demandant (sous peine d'emprisonnement) de creuser des trous. Ici, le plein emploi serait économiquement désastreux.
Historiquement, les économies dirigées n'ont pas le luxe d'une production excédentaire; les pénuries chroniques sont la norme. Ils n'ont pas non plus eu à faire face au chômage, car la participation au travail est imposée par l'État; les travailleurs n'ont pas la possibilité de ne pas travailler.
Le cœur du problème des économies dirigées est une répartition inefficace des ressources, y compris la main-d'œuvre. Quelqu'un doit déterminer la quantité de fer à extraire, le volume d'acier à forger, le nombre de routes à construire, le nombre d'ordinateurs à assembler, la quantité de blé à planter et des millions d'autres décisions. Plus important encore, la distribution doit être planifiée de manière rationnelle en fonction de la disponibilité et des besoins futurs de chaque ressource.
Distribution des ressources dans une économie dirigée
Chaque économie a besoin d'un mécanisme de distribution des ressources et de planification de la production future. Dans une économie socialiste commandée, l'État contrôle les moyens de production, ce qui signifie que la distribution des ressources n'est pas dirigée par des propriétaires concurrents; les biens deviennent essentiellement des transferts internes.
Dans un système sans marché libre - où les prix sont découverts grâce à des offres concurrentielles entre les producteurs et les consommateurs - le planificateur socialiste n'a pas assez d'informations pertinentes pour faire ces déterminations. L'allocation dans un tel environnement est arbitraire et chaotique.
Cette inefficacité pourrait conduire à des excédents dans les zones où beaucoup trop de ressources ont été allouées (et de graves pénuries dans d'autres domaines), mais un excédent général de production est peu probable, voire impossible.
Considérez un problème simple, comme la production de clous. Un planificateur socialiste ne commence pas avec les prix du marché, donc il ne peut pas connaître la relation entre les différentes valeurs de ressources. Pourtant, il doit décider quels métaux utiliser pour ses ongles. Il doit décider combien de clous il a besoin, et dans quelles tailles. Il doit également décider quels procédés de production seront les plus efficaces, quels centres de distribution apporteront les matières premières et lesquels expédieront les produits finis.
Le problème de la planification centrale est détaillé en détail dans un article écrit par Ludwig von Mises en 1920, "Calcul économique dans le Commonwealth socialiste". Il fait valoir que sans des marchés libres, aucun mécanisme de tarification rationnelle ne se pose; sans mécanisme de tarification, le calcul économique est impossible.La production excédentaire est un abus
Depuis l'époque d'Adam Smith, les économistes et les personnalités publiques ont débattu du problème de la surproduction (et de la sous-consommation, son corollaire). Ces questions ont été en grande partie résolues par l'économiste Jean-Baptiste Say du XIXe siècle, qui a démontré que la surproduction générale est impossible lorsqu'un mécanisme de prix existe.
Pour voir clairement le principe de la loi de Say, imaginez une économie avec les biens suivants: noix de coco, combinaisons et poissons. Soudainement, l'offre de poissons triple. Cela ne signifie pas que l'économie sera submergée de biens, que les travailleurs deviendront désespérément pauvres ou que la production cessera d'être rentable.
Au contraire, le pouvoir d'achat du poisson (par rapport aux combinaisons et aux noix de coco) diminuera. Le prix du poisson tombe; certaines ressources de main-d'œuvre peuvent être libérées et passer à la fabrication de combinaisons et de noix de coco. Le niveau de vie général va augmenter, même si l'allocation des ressources en main-d'œuvre semble différente.
Le plein emploi comme fin
Il est possible d'éradiquer le chômage en donnant à chacun une pelle et en lui demandant (sous peine d'emprisonnement) de creuser des trous. Ici, le plein emploi serait économiquement désastreux.
Il est clair que le chômage (en soi) n'est pas le problème. Le travail doit être productif, ce qui nécessite qu'il puisse se déplacer librement là où c'est le plus utile.
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